06.62.35.58.56 I Psychotérapeute Praticien en Hypnose pascal.auvigne@gmail.com

La dépression réactionnelle à l’abandon est un  syndrome dépressifs qui survient en réaction à un stress affectif…

La dépression réactionnelle à l’abandon

Les dépressions névrotiques sont des syndromes dépressifs chez de sujets porteur d’une de ces quatre névrose (angoisse, hystérique, phobique, obsessionnelle).

Au sens large du titre,  pour qu’il y ai une dépression réactionnelle à l’abandon, il doit y avoir une base abandonnique.

C’est à dire une structure, telle qu’elle est définie plus haut, et un abandon réel ou ressenti comme tel, durant l’enfance.

J’évoque la dépression réctionnelle névrotique, et celle de l’abandon qui n’est peu abordée comme base de dépression.

En effet il ya toujours un manque d’amour dans une forme dépressive.

Ma spécialisation sur l’abandon m’amène  à vous expliquer comment l’abandonnisme se traduit dans la dépression réactionnelle.

L’effet ou plutôt les éléments déclencheurs, sont une multitude de situations ingérables et incontrôlables accumulées qui aménuisent les défenses…

Par défense, comprenez que pour appréhender les situations aversives, vous devez dépenser une somme d’énergie considérable.

Dès que vous avez épuiser votre potentiel protecteur, la dépression s’insinue en vous sans que vous puissiez mettre le mot dépression sur ce que vous ressentez.

Elle évolue sournoisement et vous évoquez une baisse de régime, de la fatigue etc.

Si les dépressions réactionnelles sont le plus souvent en réaction avec une série de frustrations, de surinvestissement, de monotonie dans le travail, d’accidents, de maladie, de conflits dans le couple etc.

La dépression réactionnelle à l’abandon

La dépression névrotique réactionnelle dans le travail ou burnout

L’enfant abandonné cherche inconsciemment à combler une mauvaise estime de soi en se valorisant par tous le moyens possibles.

Or une profession monotone peu attractive, sans grand intérêt, peu valorisante et/ou fatigante présage des symptômes dépressifs.

Mais aussi  des conflits sur le lieu de travail, une rivalité compétitive, des promotions non obtenues, nombreuses heures passées dans les transports.

L’insécurité de l’emploi, intérim, ou la peur du chômage ne sont pas sans effet sur la dépression réactionnelle à l’abandon.

Stress,  fatigue et symptômes physiques

S’ensuit les précipitations matinales pour déposer les enfants à la crèche ou à l’école et, de même fatigue et stress pour effectuer les courses de fin de semaine.

La foule des grandes surfaces et des embouteillages du weekend, le repas avalé en trois minutes dans un environnement bruyant…

Conflits au niveau du couple

Les conflits dans le couple sont tellement usants que la situation familiale arrive à un point de rupture au sens propre (séparation) et au sens figuré dépression

Soucis financiers

Crédits, traites, impôts…

Déracinement

Changement de ville ou de région, immigration…

Isolement affectif et social des citadins ou des ruraux, quelles qu’en soit les raisons, objectives (petite localité, difficulté d’accès) ou subjectives.

Tous ces types de dépression sont de plus en plus fréquentes et l’on retrouve tous les éléments décrits ci-dessus.

La dépression réactionnelle à l’abandon

Un stress important (échec sentimental, scolaire, ou professionnel, rupture, séparation, deuil, maladie physique) peut bien évidemment engendrer  un état dépressif sur un personnalité névrotique, donc déjà plus réceptive et fragile.

Dépression en rapport même avec la névrose

Après un certain temps d’évolution, un anxieux peut ne plus supporter ses symptômes multiples, un phobique peut être obligé de rester confiné chez lui.

L’obsessionnel peut être épuisé par des rituels contraignants ; de telle sorte qu’il finit par décompenser sur un mode dépressif.

Ces formes sont voisines de la dépression d’épuisement, mais plus spécifiquement avec la pathologie névrotique.

Dépression par réactivation de conflits

Certaines situations peuvent réactiver des conflits névrotiques anciens et non ou mal résolus.

Il peut s’agir du mariage d’un enfant ou d’une promotion sociale ou professionnelle, renvoyant à notre abandon.

Pathogénie

Il faut rappeler que les frustrations sont source d’agressivité et que celle-ci engendre  la culpabilité ; l’agressivité a alors tendance à se retourner sur le sujet lui-même.

La dépression réactionnelle à l’abandon

Diagnostic du syndrome d’abandon dépressif névrotique

  • L’anxiété est généralement intense, parfois un peu théâtrale dans ses modalités d’expression ;
  • Le contenu des thèmes dépressifs est en rapport avec l’événement causal éventuel ou, à défaut, reste compréhensible par l’observateur ;
  • La patient peut se faire des reproches mais veut aussi qu’on l’écoute, le plaigne, le réconforte.
  • Cependant le plus souvent il accuse plutôt autrui ou la fatalité, et à tendance à s’apitoyer sur son sort.
  • Se plaint désespérément de son état physique, psychique de son asthénie et de son sentiment d’impuissance (également l’impuissance des médecins et des médicaments à le guérir).
  • L’avidité et la dépendance affective peuvent prendre un caractère tyrannique et agressif à l’égard de l’entourage.
  • D’une manière générale, le sujet est très sensible momentanément aux paroles de réconfort ;
  • Le ralentissement psychomoteur est discret, ce qui permet une présentation plus dramatique de l’anxiété et des plaintes,
  • Ainsi que des troubles fonctionnels, c’est-à-dire des manifestations de la névrose sous-jacente ;
  • Notre  sujet se projette bien dans la réalité et recherche le contact avec autrui.
  • D’autres comportements «  pseudo-suicidaires », voire le chantage au suicide apparaissent comme « modérément authentiques ».
  • Cependant  il ne faut jamais sous-estimer le risque suicidaire car, bien que moins important que la mélancolie, il reste toujours présent.

La dépression réactionnelle à l’abandon

Evolution

L’évolution est fluctuante mais souvent favorable sous l’effet du traitement thérapeutique.

Dans nombre de cas cependant, l’évolution se fait vers le passage à la chronicité, marquée ensuite par  des phases d’aggravation périodiques.

Pronostic

Le pronostic dépend

  • De la personnalité névrotique sous-jacente ;
  • Des stress psycho-sociaux actuels et futurs ;
  • Bonne qualité de la relation thérapeute-patient ;
  • Qualité dE soutien de l’entourage ;
  • Précocité et de l’adéquation des thérapeutiques, mais aussi de la confiance du sujet ;
  • La précocité de la réinsertion professionnelle (en cas d’arrêt maladie).

Complications

Les complications possibles sont :

  • Un risque suicidaire ;
  • Secondairement un risque de récidive sur un terrain plus vulnérable encore ;
  • Tersio un risque de conduites addictives (alcools, drogue, sur consommation médicamenteuse) ;
  • Ensuite le risque de passage à la chronicité avec ses corollaires fréquents : perte d’emploi, pension d’invalidité, isolement social.

La dépression réactionnelle

Il s’agit de la survenue d’un état dépressif à la suite d’un événement considéré comme pouvant être traumatisant pour la majorité des personnes.

Cependant Il faut donc un stress majeur (Rupture, deuil, licenciement, maladie grave, etc.) et une proximité de temps :

Plus il y a de temps qui s’écoule entre le traumatisme et l’état dépressif et moins le lien de causalité sera évident.

Bien souvent, ces états dépressifs surviennent chez des sujets prédisposés par leur immaturité, « infantilisme lié à l’abandon etc. »

Leur intolérance à la souffrance et à la frustration est inhérente à un besoin d’être constamment rassuré.

La dépression réactionnelle à l’abandon

Traitement des dépressions réactionnelles

L’hospitalisation est nécessaire en cas de risque suicidaire marqué, de culpabilité importante, d’isolement social ou de conflits trop marqués avec l’entourage.

Le traitement ambulatoire est indiqué dans les autres cas avec :

  • Consultations fréquentes au début puis espacées en évitant les arrêts de travail ou ne les limitant au maximum (les multiplier aboutit inévitablement au passage à la chronicité) ;
  • Antidépresseurs à dose progressivement efficaces pendant une durée suffisante ;
  • Anxiolytiques le cas échéant, en cas d’anxiété importante et troubles du sommeil ;
  • Psychothérapie comportementale individuelle et Hypnothérapie et  groupe de soutien est une bonne indication.

Tarifs des consultations