06.62.35.58.56 I Psychotérapeute Praticien en Hypnose pascal.auvigne@gmail.com

Les dépressions réactionnelles sont des syndromes dépressifs qui surviennent en réaction à un stress et les dépressions névrotiques sont des syndromes dépressifs chez de sujets porteur d’une de ces quatre névrose (angoisse, hystérique, phobique, obsessionnelle).

 

 

 

Les dépressions réactionnelles sont le plus souvent en réaction avec une série de frustrations, de surinvestissement, de monotonie dans le travail, d’accidents, de maladie, de conflits dans le couple etc.

 

 

La dépression névrotique

 

La dépression névrotique réactionnelle dans le travail ou burnout

Une profession monotone peu attractive, sans grand intérêt, peu valorisante et/ou fatigante, avec des conflits sur le lieu de travail, une rivalité compétitive, des promotions non obtenue, nombreuses heures passées dans les transports en commun surchargés ou les embouteillages habituels, l’insécurité de l’emploi, intérim, ou la peur du chômage…

 

La dépression névrotique réactionnelle due au stress et la fatigue

Les précipitations matinales pour déposer les enfants à la crèche ou à l’école et, de même fatigue et stress pour effectuer les courses de fin de semaine dans la foule des grandes surfaces et des embouteillages du weekend, le repas avalé en trois minutes dans un environnement bruyant…

 

Les conflits au niveau du couple

Les conflits dans le couple sont tellement usants que la situation familiale arrive à un point de rupture au sens propre (séparation) et au sens figuré dépression

 

Les soucis financiers

Crédits, traites, impôts…

 

Déracinement

Changement de ville ou de région, immigration…

 

Isolement affectif et social des citadins ou des ruraux, quelles qu’en soit les raisons, objectives (petite localité, difficulté d’accès) ou subjectives.

 

Ces types de dépression sont de plus en plus fréquentes et l’on retrouve tous les éléments décrits ci-dessus. Un stress important (échec sentimental, scolaire, ou professionnel, rupture, séparation, deuil, maladie physique) peut bien évidemment engendrer  un état dépressif sur un personnalité névrotique, donc déjà plus réceptive et fragile.

 

Dépression en rapport même avec la névrose

Après un certain temps d’évolution, un anxieux peut ne plus supporter ses symptômes multiples, un phobique peut être obligé de rester confiné chez lui, un obsessionnel peut être épuisé par des rituels contraignants ; de telle sorte qu’ils finissent par décompenser sur un mode dépressif. Ces formes sont voisines de la dépression d’épuisement, mais plus spécifiquement avec la pathologie névrotique.

 

Dépression par réactivation de conflits

Certaines situations peuvent réactiver des conflits névrotiques anciens et non ou mal résolus. Il peut s’agir du mariage d’un enfant ou d’une promotion sociale ou professionnelle.

 

Pathogénie

Il faut rappeler que les frustrations sont source d’agressivité et que celle-ci engendre  la culpabilité ; l’agressivité a alors tendance à se retourner sur le sujet lui-même.

 

 

Diagnostic du syndrome dépressif névrotique

 

  • L’anxiété est généralement intense, parfois un peu théâtrale dans ses modalités d’expression ;
  • Le contenu des thèmes dépressifs est en rapport avec l’événement causal éventuel ou, à défaut, reste compréhensible par l’observateur ;
  • La patient peut se faire des reproches mais veut aussi qu’on l’écoute, le plaigne, le réconforte. Cependant le plus souvent il accuse plutôt autrui ou la fatalité, et à tendance à s’apitoyer sur son sort ; il se plaint désespérément de son état physique, psychique de son asthénie et de son sentiment d’impuissance (également l’impuissance des médecins et des médicaments à le guérir) ;
  • L’avidité et la dépendance affective peuvent prendre un caractère tyrannique et agressif à l’égard de l’entourage et, d’une manière générale, le sujet est très sensible momentanément aux paroles de réconfort ;
  • Le ralentissement psychomoteur est discret, ce qui permet une présentation plus dramatique de l’anxiété et des plaintes, ainsi que des troubles fonctionnels, c’est-à-dire des manifestations de la névrose sous-jacente ;
  • Le sujet se projette bien dans la réalité et recherche le contact avec autrui ;
  • Les comportements «  pseudo-suicidaires », voire le chantage au suicide apparaissent comme « modérément authentiques ». Mais il ne faut jamais sous-estimer le risque suicidaire car, bien que moins important que la mélancolie, il reste toujours présent.

 

Evolution

L’évolution est fluctuante mais souvent favorable sous l’effet du traitement. Dans nombre de cas cependant, l’évolution se fait vers la passage à la chronicité, marquée ensuite par  des phases d’aggravation périodiques.

Pronostic

Le pronostic dépend

  • De la personnalité névrotique sous-jacente ;
  • Des stress psycho-sociaux actuels et futurs ;
  • De la bonne qualité de la relation thérapeute-patient ;
  • De la qualité du soutien de l’entourage ;
  • De la précocité et de l’adéquation des thérapeutiques, mais aussi de la confiance du sujet ;
  • De la précocité de la réinsertion professionnelle (en cas d’arrêt maladie).

 

Complications

Les complications possibles sont :

  • Le risque suicidaire ;
  • Le risque de récidive sur un terrain plus vulnérable encore ;
  • Le risque de conduites addictives (alcools, drogue, sur consommation médicamenteuse) ;
  • Le risque de passage à la chronicité avec ses corollaires fréquents : perte d’emploi, pension d’invalidité, isolement social.

 

 

La dépression réactionnelle

 

Il s’agit de la survenue d’un état dépressif à la suite d’un événement considéré comme pouvant être traumatisant pour la majorité des personnes. Il faut donc un stress majeur (Rupture, deuil, licenciement, maladie grave, etc.) et une proximité de temps : plus il y a de temps qui s’écoule entre le traumatisme et l’état dépressif et moins le lien de causalité sera évident. Bien souvent, ces états dépressifs surviennent chez des sujets prédisposés par leur immaturité, c’est-à-dire leur intolérance à la souffrance et à la frustration.

 

Traitement des dépressions névrotiques et réactionnelles

 

L’hospitalisation est nécessaire en cas de risque suicidaire marqué, de culpabilité importante, d’isolement social ou de conflits trop marqués avec l’entourage. Le traitement ambulatoire est indiqué dans les autres cas avec :

  • Consultations fréquentes au début puis espacées en évitant les arrêts de travail ou ne les limitant au maximum (les multiplier aboutit inévitablement au passage à la chronicité) ;
  • Antidépresseurs à dose progressivement efficaces pendant une durée suffisante ;
  • Anxiolytiques le cas échéant, en cas d’anxiété importante et troubles du sommeil ;
  • Psychothérapie comportementale individuelle ou de groupe est une bonne indication.

 

 

 

Tarifs des consultations