06.62.35.58.56 I Psychotérapeute Praticien en Hypnose pascal.auvigne@gmail.com

Il n’y a pratiquement aucun adulte souffrant qui ne connaît pas les blessures de l’enfance.

Comment un manque d’amour, une blessure spirituelle, des blessures physiques, émotionnelles et des sévices sexuels créent les blessures de l’enfance.

 

 

 

Lorsqu’on frustre un enfant dans son espoir d’être aimé en tant que personne et qu’on n’accepte pas l’amour qu’il a donné, on lui fait subir  le plus grand des traumatismes

Parmi les blessures de l’enfance, voici la blessure d’amour.

 

 

Les blessures de l’enfance

 

La blessure d’amour

 

Les enfants sont naturellement enclins à l’amour et à l’affection. Cependant, l’enfant doit d’abord être aimé avant de pouvoir aimer, puisqu’il apprend à aimer en étant aimé.

Parmi tous les besoins purement humains, le besoin d’aimer est le plus fondamental. Aucun tout petit enfant n’a la capacité d’aimer de façon mûre et altruiste; il aime plutôt à sa manière, selon son âge.

Il grandira sainement pour peu qu’on satisfasse son besoin d’être aimé et accepté inconditionnellement, auquel cas son « potentiel d’amour » sera libéré de sorte qu’il pourra à son tour aimer les autres.

Quand un enfant n’est pas aimé pour ce qu’il est, son sentiment du « je suis » disparaît.

L’égocentrisme s’ancre alors profondément en lui et son moi authentique ne fait jamais vraiment surface.

Les contaminations puériles que j’ai décrites dans le précédent article (guérir l’enfant intérieur) représentent les conséquences de cette adaptation égocentrique.

En réalité le manque d’amour inconditionnel fait subir à l’enfant le plus pernicieuses des privations.

Le manque d’amour tenaillera toujours l’adulte enfant. Il tentera de combler son manque d’amour par tous les moyens que j’ai décrit sur (guérir l’enfant intérieur).

En visant à retrouver et à soutenir votre enfant intérieur blessé, vous lui donnerez la véritable acceptation inconditionnelle qu’il désire si ardemment.

Par le fait même, vous le rendrez apte à reconnaître et à aimer les autres pour ce qu’ils sont.

Avec les blessures de l’enfance, il y a la blessure spirituelle.

 

 

Les blessures de l’enfance

La blessure spirituelle

 

La somme de temps que l’on passe avec son enfant le renseigne sur son importance, car les enfants savent intuitivement que l’on consacre du temps à ce que l’on aime.

De ce fait, les parents remplissent leurs enfants de honte en ne trouvant pas le temps de s’intéresser à eux. Un enfant peut se voir refuser le droit de grandir conformément à ses possibilités et à ses besoins individuels.

Je pense ici à Pierre, dont le père était alcoolique. A l’âge de 8 ans, il ne savait jamais si son père allait rentrer à la maison.

Puis, à l’âge de 12 ans, Pierre avait été abandonné par son père, affectivement et financièrement.

Or, un garçon a besoin de son père ; pour être capable de s’aimer en tant qu’homme, il a besoin à la fois d’être aimé par un homme et de s’attacher à lui. Mais Pierre n’avait jamais connu ce type de lien avec son père.

La plupart du temps, il était terrifié et ressentait une profonde insécurité d’enfant privé de toute protection, une situation d’autant plus grave que le père représente la protection.

A cela s’ajoutait le fait que sa mère haïssait inconsciemment les hommes. En trois occasions différentes, à table, au cours du dîner, elle avait humilié Pierre en se moquant de la taille de son pénis.

 

Il l’avait mal, mais elle avait répondu qu’il s’agissait d’une blague et l’avait encore couvert de honte en affirmant qu’il était trop sensible.

A vrai dire, cette humiliation avait touché son fils au point le plus vulnérable de son identité masculine puisque, aussi insensé que cela puisse paraître, la taille du pénis est un symbole de virilité dans notre culture.

C’est ainsi qu’un garçon ayant désespérément besoin d’être confirmé dans sa virilité s’était retrouvé trahi par le seul parent significatif qu’il avait.

La mère, une victime d’inceste non traitée, avait fait rejaillir sur son fils la rage et le profond mépris qu’elle éprouvait à l’égard des hommes.

 

 

Les blessures de l’enfance

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Les sévices sexuels, émotionnels et physiques

 

Dans le phénomène de l’abus sexuel, l’enfant est utilisé par des adultes à des fins de plaisir sexuel, ce qui le conduit à acquérir la conviction que le seul moyen d’être important, c’est de se montrer sexuel avec l’adulte.

Par la suite d’un tel avilissement, il grandira dans l’idée qu’il se doit d’être un fameux partenaire sexuel ou d’être sexuellement attirant qu’il veut qu’on se préoccupe vraiment de lui.

Il existe plusieurs formes d’abus sexuel ; parmi ces différentes formes, les abus non physiques sont les plus méconnus et peuvent être le les plus dévastateurs sur le plan psychique.

Lorsque le lien conjugal souffre d’une dysfonction en ce qui a attrait à l’intimité, le principe d’équilibre et de complémentarité du système familial entre en jeu.

Quand l’équilibre est absent, l’énergie dynamique du système pousse les enfants à le créer. Si papa est insatisfait de maman, il se retournera vers sa fille pour combler ses besoins affectifs.

Une fille peut devenir la Poupée Chérie ou la petite Princesse de son père, de même qu’un garçon peut devenir le petit Homme de sa mère, celui qui compte vraiment en remplacement du père.

 

Les sévices sexuels, émotionnels et physiques

Il existe plusieurs variations sur ce thème et elles ne sont pas limitées par le sexe.

Par exemple, une fille peut se faire la protectrice de sa mère, à la place du père, tout comme un garçon peut être l’épouse affective de son père.

Dans tous les cas on assiste à la création d’un lien vertical ou transgénérationnels.

Les enfants sont là pour s’occuper du  mariage de leurs parents et ils sont utilisés pour soigner le sentiment d’abandon de papa et de maman.

Souvent l’un des parents s’est fermé à la sexualité mais ses besoins sexuels demeurent présents.

Poussé par eux pour cajoler exagérément son enfant, il ne perçoit guère le malaise que ses caresses ou ses baisers « collants » suscitent chez lui.

En règle générale chaque fois qu’un parent accorde à son  enfant une plus grande importance qu’à son conjoint, l’abus sexuel affectif existe potentiellement.

Il s’agit d’un abus parce que le parent utilise l’enfant pour satisfaire ses propres besoins. Un tel comportement renverse l’ordre naturel des choses.

Les parents doivent donner du temps, de l’attention à leurs enfants; ils n’ont pas à les utiliser pour combler leurs propres manques. Utiliser c’est abuser.

L’avilissement sexuel inflige une blessure spirituelle beaucoup plus vive que toute autre genre de dégradation.

Les histoires de viol et d’attouchement sexuel ne sont que la pointe de l’iceberg.

Nous savons maintenant que les répercussions  de l’exhibitionnisme et du voyeurisme à l’intérieur de la famille sont la cause de dégâts psychiques aussi importants.

Le facteur clé d’un tel abus réside dans l’état d’esprit des parents, susceptibles d’être excités sexuellement soit par leur propre nudité, soit par la contemplation du corps de leurs enfants.

 

Les sévices sexuels, émotionnels et physiques

La violence sexuelle est aussi imputable au fait que les parents ne posent pas de balises sexuelles avec leurs enfants.

Cela se caractérise par des remarques et des discussions déplacées.

Une de mes clientes me relate qu’elle se sentait mal à l’aise avec son père qui avait pour habitude de lui tapoter les fesses en lui parlant de son « petit cul sexy ».

Par la suite, elle s’est attachée à rechercher des hommes plus âgés qu’elle et fort attiré par sa croupe.

 

La violence sexuelle peut aussi provenir des frères ou des sœurs plus âgés. Quand les jeunes du même âge se lancent dans l’exploration sexuelle, cela ne constitue qu’une facette normale de leur développement.

Par contre, si avec un  jeune du même âge l’enfant met en actes un comportement inapproprié compte tenu de son degré d’évolution intellectuelle, on peut considérer cela comme un symptôme.

L’enfant agresseur a probablement été lui-même victime d’un abus sexuel et il agresse sexuellement l’autre enfant à son tour.

Les adultes deviennent furieux quand ils sont conscients d’avoir été utilisés, mais les enfants ne peuvent pas savoir qu’ils le sont, parce qu’ils se créent des liens fantasmatiques pour entretenir la foi d’être aimé.

En conséquence, l’enfant intérieur garde une blessure au plus profond de lui-même.

Toute victime d’un abus sexuel se sent moins digne d’amour qu’elle ne l’est en réalité.  Elle devient antisexuelle ou hypersexuelle dans l’espoir d’éprouver le sentiment de son importance.

 

 

Les blessures de l’enfance

 

Les mauvais traitements physiques

Les mauvais traitements physiques infligent, eux aussi une blessure à l’âme.

Un enfant que l’on secoue en lui serrant le cou, que l’on bat ou à qui l’on ordonne d’aller chercher ses propres instruments de torture peut difficilement être convaincu qu’il est spécial, merveilleux et unique.

Comment le pourrait-il lorsque ceux-là même qui sont censés le protéger lui font du mal physiquement ?

Les châtiments corporels brisent le lien interpersonnel unissant l’enfant à son père ou à sa mère.

Pour avoir une idée de leurs effets, imaginez simplement ce que vous ressentiriez si votre meilleur ami s’avançait vers vous et vous frappait.

Si de nos jours certains croient encore aux vertus de châtiment corporel, rien ne prouve que la fessée et les autre châtiments physiques ne laissent pas de séquelles durables.

Même si l’enfant que l’on abreuve de fessées, de gifles ou de menaces est persuadé qu’on lui accorde l’importance, ce ne se sera que dans une vision totalement pervertie.

Les mauvais traitements physiques que nous subissons pendant notre enfance induisent de la violence. Une violence physique qu’une fois l’enfant devenu adulte reproduira envers ses propres enfants.

 

 

Les blessures de l’enfance

 

Les sévices émotionnels

Les sévices émotionnels infligent également une blessure spirituelle. Les cris et les hurlements adressés à une enfant portent atteinte à son sentiment d’avoir une valeur personnelle.

Les parents qui qualifient leur enfant de « gros bêta », « d’abruti », « d’idiot », de « minus » et ainsi de suite, le blessent avec chacun de leurs mots.

Les sévices émotionnels se présentent aussi sous la forme de la rigidité, du perfectionnisme et du contrôle.

Le perfectionnisme provoque un intense sentiment de honte toxique. Quoi que l’on fasse, on n’est jamais à  la hauteur.

Toutes les familles enracinées dans la honte utilisent le perfectionnisme, le contrôle et le blâme comme outil de manipulation.

Rien de ce que l’on puisse dire, faire, ressentir ou penser n’est correct : nos sentiments sont injustifiés, nos idées folles et nos désirs stupides.

On est continuellement pris en défaut, en flagrant délit d’incompétence.

 

 

Les blessures de l’enfance

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Les sévices à l’école

 

Dès ses débuts à l’école l’enfant est immédiatement jugé et évalué. Il entre en compétition avec les autres pour être correct.

Debout devant le tableau noir, il se fait couvrir de honte « C’est ce qui m’est arrivé à 8 ou 9 ans » Pour l’exemple : c’était la rentrée des classes et je me retrouvais un peu perdu parmi tous mes nouveaux camarades.

La maîtresse nous fit rentrer et je me suis retrouvé au premier rang. Elle nous demanda d’écrire un mot sur notre cahier, mais je ne réussissais pas à l’écrire correctement.

Ma nature sensible et émotive me fit perdre tous mes moyens et son sang-froid.

Elle me frappa avec une règle ne bois sur la tête et me fit redoubler de classe. Autant dire que je me sentais tellement coupable et honteux.

Quand je dû rentrer chez moi mon cartable vide, ma mère posa la question de savoir où était mes livres.

Je prétextai que je les avais oublié, j’avais trop honte de redoubler le premier jour de la rentrée des classes. Les jeunes entre eux se taquinent cruellement les uns les autres, se montrant particulièrement impitoyables devant les larmes.

De nombreux enfants dans la crainte d’être bafoués par leurs camarades se retrouvent piégés par l’école :

D’une part les enseignants les pressent de bien travailler, mais d’autre part, leurs camarades se moquent d’eux lorsqu’ils obtiennent de bons résultats scolaires.

Le harcèlement à l’école, la pression des résultats, le « racket » etc, sont les causes principales de la phobie et de l’échec scolaire.

La honte culturelle devient une honte toxique

 

Notre culture possède ses propres systèmes de perfection qui nous blessent spirituellement.

Les hommes doivent avoir un membre viril et les femmes la poitrine opulente et bien ferme. Si les caractéristiques sexuelles ne sont pas bien développées, nous sommes considérés comme inférieurs.

Pour les gamins, gros et laids, pour eux l’école était un cauchemar quotidien.

Quant aux gamins qui n’avaient rien d’athlétique, ils en prenaient aussi pour grades aux récréations ou durant les journées sportives.

Très tôt les enfants se rendent aussi compte des différences culturelles et économiques entre eux et leurs amis. Ils développent rapidement une conscience aiguisée du style d’habillement ainsi que de la  richesse du voisinage.

On prend toujours la mesure de votre valeur et, le plus souvent vous ne faites pas le poids. En définitive, le message est le suivant: Votre manière d’être n’est pas correcte. Vous devriez être comme nous voulons que vous soyez.

Le sentiment d’être diminué, d’être taré, jamais à la hauteur, engendre la honte toxique. La honte toxique se révèle pire que la culpabilité.

Quand on éprouve de la culpabilité, c’est que l’on a fait quelque chose de mal; cependant, il est possible d’agir, de faire quelque chose pour réparer sa faute.

La honte toxique, par contre, donne le sentiment que quelque chose en soi-même cloche et que l’on n’y peut rien; on est insuffisant et dessous de tout. La honte toxique est au cœur de l’enfant blessé.

Dans le prochain article vous apprendrez à renouer avec votre enfant intérieur.

En attendant vous pouvez m’exposer vos blessures d’enfances; comment elles limitent votre épanouissement et ce que vous avez fait jusqu’à présent pour tenter de vous en sortir…