06.62.35.58.56 I Psychotérapeute Praticien en Hypnose pascal.auvigne@gmail.com

Qui n’a jamais prononcer cette exclamation en voyant une femme s’exprimer de façon théâtrale et disproportionnée: « Elle complètement hystérique celle-là »!

 

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L’hystérie est une névrose touchant les femmes et les hommes. Cliniquement l’hystérie se traduit par des manifestations aiguës très variées, traduisant en symptômes des représentations et des sentiments inconscients. Mais qu’est-ce qui différencie les manifestations émotionnelles exagérées de l’hystérie au sens propre du terme?

 

 

Les symptômes hystériques se manifestent généralement vers vingt-cinq ans, mais une forte propension de sujets présente leurs premiers troubles vers vingt ans. Cette névrose est surtout féminine : elle est deux à quatre fois plus fréquente chez la femme que chez l’homme. La névrose hystérique  chez la femme est le plus souvent due à des causes affectives et sexuelles. Chez l’homme la cause paraît plutôt être  liée à un traumatisme psychologique et aux conditions sociaux-professionnelles.

L’hystérie survient chez de sujets ayant une personnalité particulière dont les traits essentiels sont repérables dès l’enfance. Suggestibles influençables, égocentriques, ils ne tolèrent aucune frustration et s’efforcent d’attirer l’attention à eux, de plaire et séduire (histrionisme), et essaient de manipuler leur entourage.

On note souvent chez les hystériques une labilité émotionnelle, une pauvreté et une facticité des affects, une dépendance affective excessive, une tendance à l’érotisation des relations sociales et aux manifestations émotives spectaculaires (théâtralisme). Ils fabulent aussi, inventent des histoires de la véracité desquelles ils arrivent à se convaincre eux-mêmes. Ils passent une grande partie de leur temps en rêveries où leurs désirs sont symboliquement satisfaits en dehors des contacts frustrants de la réalité. Leur sexualité est souvent perturbée, et, derrière leur « donjuanisme » (chez l’homme) ou leur « messalinisme » (chez la femme), se cache souvent  l’impuissance ou la frigidité.

Enfin parce qu’ils redoutent les déceptions, ils hésitent à s’engager profondément, que ce soit dans une relation sentimentale ou dans la vie professionnelle.

 

 

 

 

Les symptômes hystériques

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L’hystérie présente différentes formes symptomatiques dont les mieux isolées sont l’hystérie de conversion ou l’hystérie d’angoisse dont le symptôme principal est la phobie. L’hystérie de conversion se manifeste dans des zones corporelles que le sujet a investies de sa libido et le mécanisme de défense qui est à l’origine est le refoulement. (le langage du corps est l’issue offerte aux pulsions refoulées.

Ces phénomènes se rencontrent essentiellement chez les personnes immatures, n’ayant pas encore liquidé leur complexe d’œdipe. Quand le complexe d’œdipe est mal résolu, il existe une ambiguïté dans l’identification au père ou la mère. Les tendances du garçon seront l’identification à la mère et à l’identification au père chez la fille, conséquences de l’angoisse de castration sont refoulées avec force, mais restent très actives et sont souvent responsables des troubles de la sexualité (frigidité chez la femme, impuissance et éjaculation précoce chez l’homme).

 

Parmi les manifestations somatiques durables de l’hystérie, les principaux troubles sont : les troubles de la sensibilité, les troubles moteurs, les syndromes sensoriels et les troubles vaso-moteur et trophiques.

Les troubles moteurs sont de deux type ; les paralysies et les contractures. Les paralysies peuvent être généralisées, semblables à des hémiplégies ou à des paraplégies ; localisées à un membre ou une partie d’un membre affectant une catégorie de mouvements ou une fonction. Ainsi le sujet ne peut ni marcher ni  se tenir debout (sans qu’il y ait une quelconque lésion nerveuse ou musculaire), alors qu’il peut utiliser ses membres inférieurs dans un but autre que la marche. Les contractures peuvent être généralisées à tous les muscles d’un membre ou au tronc, ou localisées à un muscle ou à un groupe musculaire strié (torticolis, par exemple).

Les troubles de la sensibilité se présentent sous la forme d’anesthésies affectant les zones corporelles qui ne correspondent pas à la topographie nerveuse. Les douleurs sont spontanées, diffuses ou localisées aux zones hystérogènes (points ovariens ou sous-mammaires, en particulier), ou encore de maux  de tête, de douleurs dorsales, etc.

Les troubles sensoriels, transitoires ou permanents peuvent affecter, l’audition, la vision, l’odorat, et le goût, mais les plus fréquents concernent la vue (cécité, rétrécissement du champs visuel…)

Les troubles neurovégétatifs peuvent intéresser les appareils digestifs (nausée, vomissement, constipation spasmodique, spasme œsophagien), respiratoire (crise d’asthme), génital (vaginisme), circulatoire (refroidissement et cyanose des extrémités).

Les symptômes mentaux ne font pas défaut. Les plus importants sont les amnésies et les illusions de la mémoire (souvent le sujet ne se souvient pas de certains faits, événements ou épisodes de sa vie), la passivité et l’inhibition intellectuelle qui risquent de faire prendre l’hystérique pour un débile.

 

 

L’hystérie survient toujours chez des sujets prédisposés, en réponse à un traumatisme psychique, qu’il s’agisse d’une menace contre la vie, la liberté ou la satisfaction des besoins instinctifs et affectifs fondamentaux.

 

 

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