06.62.35.58.56 I Psychotérapeute Praticien en Hypnose pascal.auvigne@gmail.com

Comment reconnaître la phobie scolaire, d’une angoisse de séparation ou d’une peur de mal faire, et d’un harcèlement scolaire?

 

 

La phobie scolaire

La phobie scolaire

 

Les réactions phobiques d’aller à l’école sont de plus en plus fréquentes,  et les parents sont  souvent impuissants à rassurer leurs enfants.

L’hypnose et la thérapie comportementale et cognitive vous expliquent  la phobie scolaire et nous propose des solutions.

 

 

La phobie scolaire

La phobie scolaire

Reconnaître une phobie scolaire

 

La phobie scolaire ne concerne pas les réactions anxieuses observées à l’entrée en maternelle.

Très fréquentes, rapidement résolutives en quelques semaines, elles  ne dépassent pas un trimestre dans la plupart des cas.

Ces réactions anxieuses correspondent en général à l’apparition d’autres phobies – peur de l’obscurité ou d’aller seul au fond du l’appartement par exemple.

On retrouve parfois dans les antécédents de phobiques scolaires une angoisse intense et durable à cette période.

L’angoisse n’a donc pas disparu au bout de quelques semaines après la rentrée des classes, mais a persisté, se manifestant par des cycles d’absentéisme et de résignation.

La phobie scolaire diffère des troubles de conduite ou d’absentéisme scolaire vécu sans culpabilité par l’enfant.

Ces troubles s’accompagnant d’école buissonnière, de fugues et de divers actes antisociaux comme des vols, du vandalisme, voire des agressions.

 

Dans la phobie scolaire, il s’agit bien d’angoisse de séparation, de performance ou d’anxiété sociale généralisée.

L’ensemble des symptômes se produit soit lors de la confrontation à la situation anxiogène, en l’occurrence le départ à l’école, soit de l’anticipation de cette confrontation.

Evoquer avec l’enfant l’éventualité d’aller, pour quelques instants à l’école, suffit parfois à déclencher une véritable panique, mais certaines phobies ne se manifestent pas par des signes anticipatoires.

 

 

La phobie scolaire

La phobie scolaire

Les symptômes de la phobie scolaire

 

L’enfant présente un certain nombre de symptômes aisément reconnaissables :

Détresse émotionnelle intense avec somatisation: (nausées, vomissements, douleurs abdominales diarrhées, céphalées).

Troubles neurovégétatifs:  (nausées, sueurs, tachycardie) se manifestant parfois par une véritable attaque de panique.

Pleurs, sueurs, tremblements, tachycardie, palpitation, avec des réactions motrices: (crises d’agitation, violences physiques contre les adultes tentant de convaincre ou de contraindre l’enfant.

 

Ces réactions physiques et émotives s’accompagnent de peurs exprimées, dont il est difficile d’apprécier la part de rationalisation secondaire:

Peur d’un maître vécu comme agressif ou moqueur : peur des camarades ; peur de rougir ; peur d’être interrogé ; peur de se déshabiller en public pour les cours d’éducation physique.

En général, les explications du jeune ne suffisent pas à justifier son refus.

Il réalise lui-même que, malgré les encouragements d’un maître par ailleurs vécu comme agressif, il continue à ressentir une forte angoisse à l’idée d’aller à l’école.

 

Apprendre à observer l’organisation comportementale du jeune enfant face à sa phobie.

L’enfant met en place toute une série de stratégies d’évitements visant à le protéger de la situation anxiogène.

Telle que l’errance avec retour au domicile à l’heure prévue, comme s’il était allé à l’école (le sujet n’éprouve aucun plaisir dans cette situation mais au contraire, de la tristesse, de l’angoisse et de la culpabilité).

Pendant les périodes de vacances, en dehors de la situation stressante, beaucoup d’enfants promettent qu’ils retourneront à l’école et s’y préparent effectivement.

Mais le jour de la rentrée, « tout recommence ». Des comportements assez dramatiques peuvent être observés chez ces enfants afin d’éviter la situation scolaire.

Exemple : Un jeune garçon de 10 ans n’a pas hésité à casser une bouteille et à marcher pieds nus sur des morceaux de verre pour être dans l’incapacité de se déplacer.

 

 

La phobie scolaire

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De l’angoisse de séparation à la phobie scolaire

 

Le refus anxieux de l’école peut être associé à une angoisse de séparation. Il s’agit alors en général d’enfants âgés de moins de 12 ans.

Chez ses enfants  on retrouve souvent des événements déclenchants (maladies, décès, changements d’école, déménagements, ou abandons réellement vécu).

L’angoisse de séparation est « une anxiété excessive lorsque le sujet est séparé des personnes auxquelles il est principalement attaché, sa mère en particulier.

L’anxiété a un caractère intense, durable, restreignant les activités de l’enfant ou interférant sur son bien –être émotionnel.

Elle peut aussi exister bien sur  sans refus scolaire. Dans la plupart des cas, il s’agit d’abord d’une réaction phobique à un aspect de l’environnement scolaire.

Etre dans l’anxiété de séparation favorise des relations sociales superficielles et non investies positivement.

Par exemple, les enfants redoutent de se faire inviter chez des amis et d’être obligés de quitter leur « chez-soi ».

Leurs désirs et le plaisir relationnel existent à l’état latent, mais l’anxiété de séparation les dépasse.

L’évitement des relations sociales s’installe et rend difficile l’accès à l’autonomie.

La phobie scolaire

La phobie scolaire

La phobie de ne pas être à la hauteur

 

Cela se traduit par les stimuli anxiogènes du type : paniquer pour un devoir, peur d’avoir une mauvaise note, appréhension de certaines matières scolaires.

Dans la perspective des théories de l’apprentissage, la phobie scolaire est un trouble émotionnel – excès d’anxiété – acquis à la suite d’événements « traumatisants » (agression, racket, voire agression sexuelle…)

L’angoisse perturbe son comportement qui prend la forme d’évitement afin d’atténuer la peur.

Puis il y a  l’anxiété de performance (peur de mal faire) encore très prononcée chez les patients adultes.

 

 

Une phobie sociale généralisée

Se traduit par une peur irrationnelle de situations où le sujet pourrait être observé attentivement par autrui.

Aussi par  la peur de se conduire de façon humiliante en public, plus précisément, une crainte excessive de la critique des enseignants et des camarades.

J’ai souvent constaté chez ces enfants, indépendamment de leur âge, un manque de compétence sociales.

Malgré la fréquence de l’anxiété sociale (timidité pathologique) chez ces enfants, les informations recueillies auprès des enseignants et des familles montrent  que la timidité n’est pas une source objective de rejet.

Entendons par  « chronicité » de la phobie scolaire qu’elle dépend du degré de dépendance et du manque d’autonomie de l’enfant.

Celle-ci concerne des enfants qui, de façon irrationnelle, refusent d’aller à l’école et résistent avec des réactions d’anxiété très vives ou de panique quand on essaye de les y « forcer ».

Cependant tout refus scolaire même tenace, ne constitue pas une phobie.

La phobie scolaire

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 Thérapie de la phobie scolaire

 

Mes objectifs du traitement sont triples : aider au retour à l’école, réduire le handicap, prévenir les complications.

 

L’hypnose

En hypnose l’enfant va regagner en confiance et en estime personnelle. Les situations anxiogènes vont être dédramatisées.

L’inconscient de l’enfant, perméable à mes suggestions va appréhender la retour à l’école avec des ancrages positifs.

 

La thérapie cognitive et comportementale

Tout d’abord je détermine les stimuli anxiogènes responsables du maintien des manifestations anxieuses.

Ces stimulis sont classés en deux types : internes, provoqués par le sujet (pensées, images, idées irrationnelles, croyances) et externes, provoqués par l’extérieur (séparation, interactions sociales).

Suivant le type de stimuli,  un déconditionnement de l’anxiété, et/ou l’apprentissage de réponses incompatibles avec l’anxiété, le but immédiat étant le retour rapide à l’école.

Quatre techniques sont généralement employées : la désensibilisation systématique, l’exposition graduelle aux stimuli anxiogènes, la restructuration cognitive et l’auto-contrôle.

 

La désensibilisation systématique en hypnose

Le but de cette stratégie est de d’éradiquer graduellement l’habitude de répondre par l’anxiété.

Ce jeune patient est mis dans un état de conscience modifié en  hypnose:

Puis il est confronté pendant quelques secondes à un stimulus générateur de cette anxiété.

Pour que le stimulus perdre progressivement son pouvoir anxiogène, cette confrontation doit être répétée plusieurs fois, jusqu’à la disparation des réactions anxieuses.

On peut alors présenter des stimuli de plus en plus anxiogènes jusqu’à qu’elles ne génèrent plus d’anxiété.

 

La phobie scolaire

 

L’exposition graduelle aux stimuli anxiogènes

C’est la technique la plus utilisée dans le traitement des refus anxieux de l’école avec pour exemple un refus anxieux de l’école avec angoisse de séparation chez un garçon de 8 ans.

Cela commence par un renforcement positif de chaque déplacement de l’enfant qui implique un éloignement par rapport à sa mère

(Aller chercher un jouet posé quelques mètres plus loin, ou s’asseoir à quelques quelque mètres de sa mère pendant un temps évolutif.

Jouer avec un éducateur sans solliciter sa mère pendant une durée déterminée).

Ensuite, il, faut encourager l’enfant à (aller explorer la bibliothèque  avec l’éducateur, aller jouer dans une autre pièce pendant que sa mère reste dans le bureau du thérapeute.)

Puis nous éloignons progressivement l’enfant de sa mère dans le l’école de l’enfant. Un total de dix séances a permis le retour à l’école sans angoisse exprimée.

 

La restructuration cognitive et l’auto-contrôle

Ce sont deux techniques cognitives ou je  vise le développement des pensées rationnelles en cherchant à reformuler les pensées irrationnelles exprimées par l’enfant.

Avec le contenu concernant les craintes et peurs exprimées par le jeune patient, ces techniques en combinaison avec l’exposition graduelle.

Au total l’hypnose associée à la thérapie comportementale vise le retour rapide à l’école, sans négliger pour autant les symptômes associés.

Etant donné la complexité du syndrome, un abord pluridisciplinaire est souvent préconisé.

 

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